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«  Elle pour qui on est, les seuls trésors, que Dieu a créé.  »

— Duchesse décrivant sa maîtresse à Thomas O'Malley, Les Aristochats, de Wolfgang Reitherman

Madame Adélaïde de Bonnefamille est un personnage mineur dans le film d'animation de Walt Disney, Les Aristochats, sorti en 1970. C'est la propriétaire de Duchesse et de ses chatons.

Présentation[]

Madame de Bonnefamille, souvent simplement appelée Madame, est une femme âgée et riche, qui était apparemment une chanteuse d’opéra célèbre (comme l'a évoquée Georges Hautecourt, elle a dit qu’elle a interprété le personnage-titre de Carmen de George Bizet, et a même chanté l'aria "Habanera"). Elle cite aussi qu'elle n'a plus aucun parent vivant dans l'intrigue, à part ses chats. Ses autres amis comprenaient son avocat, Georges Hautecourt, et son ancien majordome, Edgar. Malgré sa vieillesse, Mme de Bonnefamille a une apparence sophistiquée.

Personnalité[]

Madame est une mondaine polie qui est très gentille et généreuse et parfois vaine (mais pas de façon déplaisante). Elle aime tendrement ses chats, leur disant qu’ils sont le plus grand trésor qu’elle pourrait posséder et n’est pas au courant des mauvais plans d’Edgar. Sa principale faiblesse est qu’elle fait trop confiance aux autres (ne connaissant pas le plan diabolique d’Edgar).

Apparence physique[]

Madame a de longs cheveux blancs argentés, généralement usés dans un chignon de style Gibson Girl (sauf quand elle dort, où il s’étend jusqu’en dessous de ses épaules, bien qu’elle porte un bonnet de nuit pendant le sommeil), ayant une apparence âgée et porte une robe d’époque édouardienne rouge violet. Elle porte une longue chemise de nuit lavande quand elle dort, y compris un bonnet violet et une robe de chambre rose.

Apparitions[]

Les Aristochats[]

La visite de Monsieur Hautecourt[]

Adélaïde (1)

Madame de Bonnefamille, habite dans un manoir situé à Paris. Elle y réside avec son majordome Edgar, ainsi qu'avec ses chats de compagnie, Duchesse, et se trois chatons, Marie, Toulouse et Berlioz. Par un après-midi ensoleillé, Adélaïde revenait de promenade, après avoir acheté quelques fanfreluches. Elle se préparait pour recevoir la visite de son notaire, Georges Hautecourt, un très vieil ami et ainsi qu'un très fidèle soupirant de Madame. Quand le vieil homme se présenta, les deux seniors discutent au sujet du bon vieux temps, notamment de l'ancienne carrière de chanteuse de Madame. Adélaïde propose de s'atteler sur le vrai sujet de cette visite : Rédiger son testament avec l'aide de Georges. Adélaïde fait savoir à son notaire, qui seront les héritiers de l'immense fortune de Madame. Cette dernière révèle alors que ce seront ses chats qui hériteront en premier, tandis qu'Edgar assurera la tutelle. Et dès que le dernier de la lignée des Aristochats aura disparu, Edgar héritera du reste. Ce qu'Adélaïde ignore, c'est qu'Edgar, qui avait subtilement placé un tuyau de communication jusqu'à ces appartements, a entendu toute la conversation, et il est bien décidé à obtenir l'héritage avant les chats.

Le cauchemar de Madame[]

Adélaïde (2)

« Ils ont disparus ! »

Par une nuit d'orage, Adélaïde se réveilla juste après avoir cauchemardé au sujet de ses chats. En allant vérifier si ses trésors dormaient bien dans leur panier, Madame découvrit horrifiée que le lit est vide, et donc que Duchesse et ses chatons, avait disparus. Affolée, elle s'écrie de désespoir dans toute la demeure et appelle au secours (ne sachant toujours pas que c'est Edgar l'auteur de leur disparition). Le surlendemain, Adélaïde entendit des miaulements à l'entrée de sa maison. Pensant que ce sont ses chats qui sont revenus, elle vient les accueillir. Mais elle ne voit rien, supposant que c'est son imagination, et elle repart. Elle ignore toujours que les chats sont bels et bien ici, mais emprisonnés par Edgar.

La nouvelle fondation de Madame[]

Adelaide

Après qu'Edgar est parti, grâce à Thomas O'Malley, ses amis les chats de gouttières et Roquefort, Adélaïde retrouve ses trésors bien aimés et accueille O'Malley dans la famille. Avec l'aide de son notaire, la baronne souhaite veiller à ce que Duchesse et Thomas donnent naissance à d'autres descendants et que ceux-ci aient un avenir glorieux. Pour finir, Adélaïde instaura un club, destiné à accueillir, au sein de son foyer, tous les chats de gouttières de Paris.

Tous en Boîte[]

Madame de Bonnefamille fait une toute petite apparition furtive dans le club de Mickey avec Georges Hautecourt.

Parcs Disney[]

Un restaurant du nom "Bonfamille Cafe", en référence du personnage d'Adélaïde, existait autrefois au Disney’s Port Orleans Resort. Les premiers menus pour enfants ont pris la forme d’un livret de coloriage et d’activités racontant l’histoire de Mme de Bonnefamille et de ses chats visitant Port Orléans et se liant d’amitié avec un serpent de mer grâce à la musique. Le Serpent de Mer serait nommé "Scales" (une référence au nom de la version originale de la chanson "Scales and Arpeggios", Gammes et Arpèges) et servait d’icône pour les piscines de la station, bien que les Imagineers trouveraient leur propre histoire pour la créature. [1]

Conception du personnage[]

Développement[]

Mme Bonfamille CA

Esquisse de Ken Anderson[2]

Le rôle de Mme de Bonnefamille dans le film est en fait très petit, bien qu’il soit sûr fondamental pour l’intrigue :[3] Sans son argent et sa disposition excentrique, Edgar n’aurait eu aucun stimulus pour se tourner vers le crime et, il aurait pu vivre ses jours comme un majordome parfaitement heureux. La chose la plus frappante à propos de sa présence à l’écran est sa grâce aristocratique, élégante, une qualité qui se reflète directement dans le personnage Duchesse.[3] Comme pour ce qui a été établi dans Les 101 Dalmatiens, l'adage employé ici est "Telle maîtresse, telle chatte".[3]

Animation[]

Mme Bonfamille Animation

Dessin d'animation de Milt Kahl[2]

Bien que ce vétéran prestigieux des « Nine Old Men » ait animé Madame de Bonnefamille, Milt Kahl n'était pas très enthousiaste pour faire ce personnage.[4][5] C'était certainement le personnage le plus réaliste qu'avait dessiné l'animateur, en comparaison à Hautecourt et Edgar qui ont été montés de toute pièce sans modèle "vivant" de référence. Pour Adélaïde, il y avait une exception en faisant venir la comédienne Grace Godino.[4] En plus c'était d'animer un personnage qui avait l'idée saugrenue de léguer sa fortune à ses chats. Néanmoins, Kahl respectait l'avis de Ken Anderson, de faire le portrait d'une belle vieille femme distinguée :

«  Ça ne me posait pas de problème d'animer un personnage en me calquant sur des comédiens servant de modèle "vivant" de référence pour le rendre réaliste, du moment qu'il y a d'autres personnages plus excentriques et plus divertissants à animer. Le réalisme n'était pas un problème, ce qui posait un problème, c'est comment les autres représentait les choses de façon réaliste.  »

— Milt Kahl[4]

La séquence sur laquelle Adélaïde pleure la disparition de ses chats, fut réalisé sans l'appui des comédiens.[5] Milt avait une telle maîtrise et un tel contrôle sur la mécanique du corps humain qu'il était capable d'animer n'importe quel type humain à partir de sa tête, réaliste ou caricatural.[5] Il a utilisé la puissance de ses pouvoirs de dessin ainsi que son jeu d'acteur subtil pour lui donner vie à elle aussi.[5] Il s'est souvenu plus tard qu'il pensait que le seul moment où elle prend vie, c'est lorsqu'elle découvre que ses chats ont disparu. Elle y montre des sentiments forts, permettant à Milt de la montrer émotionnellement engagée. Quelques scènes de Madame ont été coanimées par John Lounsbery.

Voix[]

Madame de Bonnefamille reçut la voix d'Hermione Baddeley, que Wolfgang Reitherman qualifiait comme "la formidable caractérisation de la domestique dans Le plus heureux des milliardaires".[3] Outre le rôle de la baronne et de la domestique, Baddeley fut plus connue pour son interprétation de la lingère Ellen, employée de la famille Banks dans Mary Poppins. L'actrice franco-italienne, Denise Grey, assure son doublage français.

Anecdotes[]

  • Adélaïde mentionne Marie et Toulouse une seule fois, mais jamais Berlioz. Elle se réfère principalement à tous les trois comme ses chatons.
  • Adélaïde a une ressemblance frappante avec Madame de Trémaine (qui a son propre chat qu’elle adore), bien qu’Adélaïde soit un personnage moralement bon et bienveillant.
  • Tout en accueillant Thomas dans la famille, Adélaïde exprime l’espoir que lui et Duchesse auront des chatons ensemble et feront de leur famille un peu plus grande.
  • Adélaïde n’a apparemment jamais découvert pourquoi ses chats ont disparu, ni les véritables intentions d' Edgar, ou pourquoi il est parti.

Galerie[]

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Références[]

Liens externes[]


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